Une nouvelle nuit de bombardements a frappé l’Ukraine. Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 octobre, la Russie a lancé une attaque combinée de missiles et de drones contre plusieurs villes, dont la capitale Kiev, où au moins deux personnes ont trouvé la mort, selon l’administration militaire locale.
L’attaque, débutée peu après 1h du matin, a visé notamment les infrastructures énergétiques de la capitale. Des explosions ont retenti dans plusieurs districts, dont Dniprovsky, Darnytsky, Pechersky et Desnyansky, selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko.
Les débris de drones abattus ont provoqué des incendies dans des immeubles résidentiels, forçant l’évacuation de dizaines d’habitants. Plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital, tandis que les secours étaient toujours à pied d’œuvre à l’aube.
D’autres villes du pays, notamment Zaporijjia, Dnipro et Izmaïl, ont également été touchées. La ministre ukrainienne de l’Énergie, Svitlana Gryntchouk, a dénoncé une « attaque massive » contre les infrastructures énergétiques nationales.
Le dialogue diplomatique au point mort
Ces nouvelles frappes surviennent alors que le sommet annoncé entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Budapest a été reporté sine die. Le président américain aurait estimé qu’aucune avancée n’était envisageable dans l’immédiat, les positions de Moscou et de Kiev restant diamétralement opposées.
La Russie continue d’exiger des concessions territoriales de la part de l’Ukraine, une option que Kiev refuse catégoriquement. Pour le président Volodymyr Zelensky, d’éventuelles négociations ne pourraient débuter qu’« à partir de la ligne de front actuelle », position également soutenue par Washington.
Dans ce contexte, la réunion préparatoire entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a été annulée.
Zelensky, de son côté, doit se rendre ce mercredi en Suède afin de conclure un accord d’exportation d’armes, a annoncé le gouvernement suédois dans la matinée.
Un conflit sans répit
Alors que la guerre entre dans sa troisième année, la spirale de violence se poursuit en Ukraine, rendant toute perspective de trêve ou de règlement politique plus lointaine que jamais.
