Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a clôturé dimanche un sommet du G20 inédit, organisé pour la première fois sur le continent africain, sur fond de tensions diplomatiques liées à l’absence des États-Unis.
Contrairement au protocole habituel, l’Afrique du Sud a publié dès samedi — jour d’ouverture des négociations — la déclaration finale des dirigeants. Cette décision, rare, a immédiatement suscité l’opposition de Washington, qui a critiqué un agenda jugé trop centré sur le changement climatique et les inégalités économiques mondiales. L’Argentine a également rejeté le texte, alors que son président Javier Milei, proche de Donald Trump, avait lui aussi boudé le sommet.
Dans son discours de clôture, Cyril Ramaphosa a souligné l’urgence des défis mondiaux :
« Nous avons appelé à la fin des conflits, à une paix durable, à la réduction des inégalités et à des actions fortes contre le changement climatique. Ce sommet intervient à un moment crucial où les appels à des progrès concrets se multiplient à travers le monde. »
Les États-Unis ont totalement boycotté la réunion, invoquant les accusations de l’administration Trump selon lesquelles Pretoria persécuterait violemment sa minorité blanche afrikaner. Ce boycott a donné lieu à une scène symbolique : Ramaphosa a transmis le marteau de présidence du G20… à une chaise vide.
L’Afrique du Sud avait averti que la cérémonie de passation risquait de ne pas se tenir normalement, Washington ayant seulement proposé d’envoyer un fonctionnaire de son ambassade – une proposition jugée inacceptable par Pretoria.
Les États-Unis doivent pourtant prendre la présidence du G20 en 2026 et prévoient d’accueillir leur sommet au Trump National Doral Golf Club, en Floride.
