Le Groupe Managem a annoncé la sortie du premier lingot d’or de la mine de Boto, située dans la région de Kédougou. Cette étape marque la fin de la phase de travaux et confirme l’entrée du site dans sa phase d’exploitation. Le projet, estimé à 350 millions d’euros, prévoit une production annuelle moyenne d’environ cinq tonnes d’or au cours des trois premières années, avec des réserves totales évaluées à près de 56 tonnes pour une durée de vie de douze ans.
La mine de Boto, implantée dans la commune de Madina Baé, est conçue comme une exploitation à ciel ouvert capable de traiter 2,75 millions de tonnes de minerai par an. Elle est équipée d’infrastructures annexes, dont une centrale électrique de 23 MW, un barrage, une digue à résidus et un réseau routier interne. La phase de construction a mobilisé environ 2 500 travailleurs, dont 90 % de nationaux. L’exploitation devrait générer 1 500 emplois directs et indirects, contribuant au développement économique local.
Au Sénégal, la production annuelle d’or a oscillé entre 11 et 16 tonnes au cours des trois dernières années, avec un pic enregistré en 2021. L’essentiel de cette production est actuellement raffiné à l’étranger, tandis que la mise en place de comptoirs nationaux reste à l’étude. La mise en exploitation de Boto s’ajoute à la production existante et pourrait transformer la dynamique du secteur extractif, dont les retombées économiques et sociales sont suivies de près.
L’entrée en production de la mine de Boto représente une étape majeure pour l’industrie aurifère sénégalaise. Son impact sur les volumes extraits, la création d’emplois et le développement d’infrastructures locales constituera un indicateur clé de sa contribution à l’économie nationale et au développement de Kédougou.
