La Russie fait face à une conjoncture économique difficile, marquée par les répercussions de la guerre en Ukraine et des pressions internationales accrues. Dans ce contexte, le président Vladimir Poutine a exprimé ses inquiétudes concernant la montée du « chômage caché », une situation qui fragilise le marché du travail et accentue les tensions sociales.
Plus de 100 000 travailleurs concernés
Selon The Moscow Times, cité par Business AM, plus de 100 000 travailleurs russes ont subi, depuis le début de l’année, une réduction de leur temps de travail ou des congés non rémunérés. Ce chiffre a presque doublé en l’espace de sept mois, illustrant la progression rapide de ce phénomène.
La Fédération des syndicats indépendants de Russie confirme cette tendance préoccupante. Elle fait état d’une hausse notable des arriérés de salaires et d’un nombre record de chômeurs non déclarés. Les retards de paiement auraient augmenté de 25 % en un an, atteignant 1,7 milliard de roubles, soit environ 18 millions d’euros. Parmi les causes principales figurent la fragilité du secteur bancaire et la diminution des crédits aux entreprises, limitant leur capacité à préserver les emplois.
Un appel à la mobilisation nationale
Face à cette situation, Vladimir Poutine insiste sur la nécessité d’une réponse coordonnée de l’État afin de protéger les travailleurs et soutenir les entreprises. Il appelle à éviter toute aggravation du chômage caché et met en avant l’importance de réformes structurelles pour renforcer la résilience de l’économie russe en temps de crise.
Cette alerte présidentielle rappelle que, derrière les indicateurs officiels, se cache une réalité sociale bien plus complexe, où les travailleurs russes subissent de plein fouet les effets indirects du conflit
