Malgré les efforts de Washington, Moscou freine toujours l’organisation d’un sommet tripartite pour relancer le dialogue.
Depuis février 2022, l’Ukraine est enlisée dans une guerre sanglante contre la Russie, marquée par des pertes humaines et matérielles considérables. Trois ans après le début de l’invasion, la recherche d’une sortie pacifique demeure dans l’impasse, malgré l’implication de la communauté internationale.
Les initiatives américaines sous Trump
Sous l’impulsion de Donald Trump, les États-Unis ont tenté de réactiver le dialogue. Après des rencontres séparées à Anchorage avec Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens, Washington avait obtenu un accord de principe pour un sommet tripartite réunissant Moscou, Kiev et Washington. Mais cet élan diplomatique s’est rapidement essoufflé : la Russie multiplie désormais les réticences et remet en question la pertinence même de la rencontre.
Le Kremlin freine, les tensions s’exacerbent
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refroidi les attentes, soulignant qu’aucun calendrier n’était fixé pour une rencontre directe entre Poutine et Zelensky. Moscou exige des garanties de sécurité concrètes avant d’accepter, tout en dénonçant comme provocatrice l’idée d’un envoi de troupes européennes en Ukraine.
La relation glaciale entre les deux présidents, que Trump décrit comme marquée par une « antipathie mutuelle », rend encore plus difficile toute avancée. Le Kremlin voit dans les démarches occidentales une stratégie de l’OTAN, ce qui alimente son scepticisme.
L’OTAN réclame des garanties, Moscou reste inflexible
L’OTAN, sous l’impulsion de son secrétaire général Mark Rutte, plaide pour des engagements fermes afin de protéger Kiev, allant d’un renforcement militaire à une présence accrue de troupes occidentales. Mais pour Moscou, il s’agit de lignes rouges inacceptables.
Résultat : les négociations stagnent, la guerre s’éternise et l’Ukraine s’enfonce dans l’épuisement. Washington hausse désormais le ton : sans avancée vers un accord de paix, le soutien américain à l’effort de guerre ukrainien pourrait être remis en cause.
