Le président malawite Peter Mutharika poursuit la recomposition de son équipe dirigeante à la suite de sa récente réélection. Ce week-end, plusieurs nominations majeures ont été officialisées, marquant une nouvelle phase dans sa stratégie de consolidation du pouvoir et de relance politique. L’objectif affiché : bâtir un gouvernement plus cohérent, capable de porter les réformes promises durant la campagne.
Parmi les nouvelles figures du pouvoir, Enock Chihana fait une entrée remarquée en tant que deuxième vice-président. Chef de file de l’Alliance pour la démocratie, il avait scellé une alliance stratégique avec le Parti démocratique progressiste (DPP) de Mutharika avant le scrutin présidentiel. Sa nomination est perçue comme un geste d’ouverture politique, mais aussi comme une manœuvre destinée à renforcer la majorité au Parlement.
Le chef de l’État, qui entame un nouveau mandat, place désormais les réformes économiques et institutionnelles au cœur de son action. « Le Malawi doit retrouver une trajectoire de croissance et d’unité nationale », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’investiture au stade Kamuzu à Blantyre, en présence du juge en chef Rizine Mzikamanda. Jane Ansah, première vice-présidente, a également prêté serment lors de cette cérémonie.
Le nouveau cabinet compte plusieurs personnalités connues de la scène politique. George Chaponda, ancien ministre et fidèle de Mutharika, prend les commandes des Affaires étrangères. Joseph Mwanamvekha, technocrate expérimenté, hérite du portefeuille des Finances, de la Planification économique et du Développement. Alfred Gangata est nommé ministre d’État, en charge de missions spéciales.
Des changements notables interviennent aussi au sein de la haute administration. George Jafu devient chef des Forces de défense du Malawi, Justin Saidi est promu Secrétaire général du gouvernement, et Richard Luhanga prend la direction de la police nationale en qualité d’Inspecteur général.
Ces nominations, effectives immédiatement selon le Bureau du Président et du Cabinet, traduisent la volonté du président Mutharika de consolider un appareil d’État plus discipliné et mieux coordonné pour affronter les défis économiques et sécuritaires du pays.
