Après Donald Trump, c’est au tour du vice-président américain, J.D. Vance, d’arriver en Israël ce mardi 21 octobre. Sa visite intervient alors que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner poursuivent leurs efforts diplomatiques pour stabiliser la situation à Gaza, en pleine tension autour de la mise en œuvre de l’accord de paix.
Une première visite à haut risque
C’est le premier déplacement officiel du vice-président américain en Israël depuis son entrée en fonction. Pour des raisons de sécurité, il ne se rendra pas dans la bande de Gaza, mais visitera Kiryat Gat, au sud de Tel Aviv, où est basé le quartier général de la force internationale prévue par l’accord de paix. Environ 200 soldats américains y sont déjà déployés.
Mercredi, J.D. Vance rencontrera le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, d’autres responsables politiques et le forum des familles d’otages. Jeudi, son programme prévoit une visite au mur des lamentations et à une église de Jérusalem.
Mais le cœur de cette mission reste avant tout diplomatique : relancer la deuxième phase de l’accord de paix, alors que les négociations ont failli s’effondrer ces derniers jours.
Un accord déjà fragilisé
Cette deuxième phase prévoit le désarmement du Hamas et la création d’une autorité transitoire composée de technocrates pour administrer Gaza, indépendamment de l’Autorité palestinienne actuelle.
Or, ce volet est aujourd’hui bloqué : Israël et le Hamas s’accusent mutuellement d’avoir violé les engagements de la première phase du cessez-le-feu.
Le négociateur du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé mardi sur la chaîne égyptienne Al-Qahera News que le mouvement restait engagé dans l’accord, tout en évoquant des « difficultés à extraire les corps » des otages israéliens. Un sujet hautement sensible, puisque seize dépouilles manquent toujours à l’appel, et qu’Israël exige leur restitution intégrale. L’État hébreu s’oppose également à l’idée d’un déploiement de troupes turques à Gaza, envisagé par certains médiateurs.
Washington prône la prudence, Trump menace
Avant son arrivée, J.D. Vance a tenu à tempérer les attentes. « Même si cet accord reste la meilleure option, il y aura inévitablement des hauts et des bas », a-t-il reconnu. Une approche diplomatique mesurée, contrastant avec celle du président américain.
Donald Trump, plus direct, a averti le Hamas que tout manquement à l’accord entraînerait une « éradication totale » du mouvement.
Ces déclarations témoignent d’une stratégie américaine à deux visages : dialogue et pression, diplomatie et dissuasion, alors que la paix au Proche-Orient reste, plus que jamais, suspendue à un fil.
