Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a vivement réagi, vendredi 12 septembre 2025, aux critiques portant sur l’absence supposée de politiques sociales depuis l’accession au pouvoir du président Patrice Talon en 2016. Face aux journalistes, il a défendu un bilan qu’il juge non seulement positif mais remarquable. « Le bilan social du président Talon est bon. Il est très bon, ultra bon par rapport à ce que nous connaissions auparavant. Il ne faut pas avoir peur de le dire et de le marteler », a-t-il insisté.
Pour le secrétaire général adjoint du gouvernement, il existe une confusion autour de la notion de social. « Nous avons choisi de faciliter la vie aux gens et non de les habituer à la facilité », a-t-il expliqué, estimant qu’une telle démarche responsabilise davantage les citoyens.
Illustrant ses propos, il a cité la prise en charge des malades dialysés, maintenue depuis 2016 et étendue grâce à la création de trois nouveaux centres à Porto-Novo, Abomey et Parakou, en plus du CNHU. Le gouvernement a également exonéré certaines solutions médicales de taxes et organisé des missions chirurgicales pour soigner des pathologies cardiaques.
Wilfried Houngbédji a rappelé les efforts consentis pour améliorer les conditions de vie à travers les infrastructures routières et la modernisation du pays. Il a souligné que ces réalisations, bien qu’elles ne soient pas toujours perçues comme telles, participent pleinement au bien-être des populations.
Concernant les cantines scolaires, il a noté qu’en 2016 seuls 250 000 enfants y avaient accès, et cela de manière limitée. Aujourd’hui, plus de 1,3 million d’élèves bénéficient de repas scolaires réguliers tout au long de l’année.
Sur l’emploi, il a affirmé qu’entre 2016 et 2023, environ 60 000 postes ont été équitablement attribués, contrairement à la décennie précédente où 35 000 emplois avaient été créés dans des conditions jugées opaques. À cela s’ajoutent des milliers d’emplois générés par la zone industrielle de Glo-Djigbé, le site de Sèmè-Podji, ainsi que les programmes PSIE et Azoli.
En matière d’accès aux services de base, le taux de couverture en eau potable est passé de 42 % en 2016 à 80 % en 2025, et près de 1 000 villages disposent désormais de l’électricité contre 300 auparavant. Le porte-parole a aussi évoqué les réformes numériques, avec la digitalisation et la dématérialisation des services publics.
Pour lui, il est possible de critiquer la méthode du chef de l’État, mais il serait injuste de nier l’existence d’un impact social réel. « On peut débattre de la manière, mais on ne peut pas accuser Patrice Talon de n’avoir pas fait du social », a-t-il conclu.
