Le vice-président américain J.D. Vance est arrivé ce mardi 21 octobre en Israël, marquant une nouvelle étape dans les efforts diplomatiques de Washington pour consolider le fragile cessez-le-feu instauré entre Israël et le Hamas depuis le 10 octobre.
Une visite symbolique et stratégique
Dès son arrivée, J.D. Vance s’est rendu à Kyriat Gat, à une trentaine de kilomètres de la bande de Gaza, où se trouve le quartier général de la nouvelle force internationale comptant pour l’heure environ 200 soldats américains.
Aux côtés des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, il a exprimé un optimisme mesuré :
« Ce que nous avons vu cette semaine me permet d’être très optimiste sur le fait que le cessez-le-feu va tenir. Il y aura des hauts et des bas, mais chacun peut être fier d’en être arrivé là. Cela demandera toutefois une vigilance et une supervision permanentes. »
Pour le vice-président américain, la trêve « se déroule mieux que prévu » et constitue une étape encourageante vers une paix durable. Il a néanmoins précisé que les États-Unis n’enverront pas de troupes à Gaza, préférant jouer un rôle de médiateur, sans « rien imposer aux Israéliens » concernant la présence de forces étrangères.
Une paix fragile et un processus complexe
La deuxième phase de l’accord de paix prévoit le désarmement du Hamas et la création d’une autorité transitoire technocratique pour administrer Gaza, en dehors de l’Autorité palestinienne actuelle. Mais les discussions restent bloquées sur ces points, chaque camp s’accusant de violations de la première phase.
J.D. Vance a confirmé que Washington ne fixera aucune date butoir pour le désarmement du Hamas :
« Le Hamas doit se conformer à l’accord. Si ce n’est pas le cas, de très mauvaises choses pourraient se produire. Mais je ne fixerai pas de délai, car ces processus sont complexes. »
Rencontres diplomatiques de haut niveau
Le vice-président américain doit rencontrer, ce mercredi, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, le président israélien et d’autres responsables politiques pour tenter de préserver la dynamique de la trêve.
Selon le New York Times, Washington redoute un possible retrait d’Israël de l’accord, une inquiétude partagée par plusieurs chancelleries européennes.
En parallèle, Benyamin Netanyahu a reçu à Jérusalem le chef des renseignements égyptiens, Hassan Rachad, dont le rôle dans la médiation du cessez-le-feu a été publiquement salué par Donald Trump.
