Les 12 et 13 octobre 2025, les électeurs de Toscane, région du centre-ouest de l’Italie, éliront leur nouveau président ainsi que quarante conseillers régionaux. Parmi les figures en lice, Antonella Bundu, candidate du parti Toscana Rossa, s’est retrouvée au cœur d’une polémique en raison d’attaques racistes dont elle fait l’objet.
Née à Florence d’un père sierra-léonais, la militante politique a dénoncé une série d’insultes reçues sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. L’origine de cette campagne d’hostilité remonte à une publication de Francesca Totolo, militante d’extrême droite, qui a commenté la participation d’Antonella Bundu à la Rencontre internationale antiraciste de Cecina. Dans son tweet, elle l’a décrite comme une « Sierra-léonaise de nationalité italienne », formulation perçue par la candidate comme une négation de sa pleine italianité. « Elle veut dire que je ne suis pas italienne comme elle. Que mon italianité est un plus, une concession, pas un droit », a réagi Bundu.
Rapidement, les attaques se sont multipliées, avec des propos tels que « Retourne d’où tu viens », « Jetez-les à la mer », « Retournez en Afrique » ou encore « Sortez les singes d’Italie ! ». Des slogans qui rappellent la virulence persistante d’une frange extrémiste dans le débat politique italien.
Face à ces insultes, Antonella Bundu a choisi une réponse symbolique. Elle a publié une photo d’elle tenant une banane, sourire aux lèvres, comme un geste de défi face à la haine. Par cette mise en scène, elle affirme sa volonté de transformer la violence verbale en une revendication de dignité et de résistance.
La candidature d’Antonella Bundu aux régionales s’inscrit dans une dynamique militante axée sur la justice sociale et la lutte contre les discriminations. Si les élections régionales doivent avant tout déterminer l’avenir politique de la Toscane, cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la question de l’identité et de l’égalité en Italie.
