Un homme arrêté pour contrebande et non-déclaration de fonds à la frontière entre le Bénin et le Togo a comparu ce lundi 4 août 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il encourt deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, une amende de deux millions de francs CFA et la confiscation de la somme de 29 millions FCFA découverte en sa possession lors de son interpellation.
Les faits remontent au 21 mars 2025. Ce jour-là, le prévenu a été intercepté à bord d’un véhicule transportant plusieurs sacs de soja et de noix de cajou. Aucun document de déclaration douanière n’accompagnait la cargaison. Une fouille menée par les agents a également permis de saisir une importante somme d’argent liquide, estimée à 29 millions de francs CFA. L’homme n’a pu fournir d’explication convaincante sur l’origine ni sur la destination de ces fonds.
À la barre, le prévenu a déclaré ne pas être propriétaire de la marchandise. Il s’est présenté comme simple intermédiaire chargé de transporter les produits pour le compte d’un tiers, dont il affirme ignorer l’identité exacte. S’agissant de l’argent saisi, il a soutenu n’avoir en sa possession qu’un montant inférieur à cinq millions de francs CFA, en dessous du seuil légal imposant une déclaration aux autorités douanières.
Le ministère public a écarté ces arguments, estimant que les faits sont suffisamment caractérisés. Pour le parquet spécial, la somme saisie est manifestement liée à une activité frauduleuse. Il a requis une peine de deux ans d’emprisonnement dont un an ferme, une amende de deux millions de francs CFA ainsi que la confiscation de l’intégralité des fonds.
La défense, pour sa part, a plaidé la relaxe pure et simple. Les avocats du prévenu ont dénoncé l’absence de preuves formelles établissant la responsabilité directe de leur client. Ils ont demandé, à défaut d’acquittement, le bénéfice du doute, assorti de la restitution des fonds si aucune preuve d’origine illicite n’était établie.
La Cour rendra sa décision le 20 octobre 2025.
