Naïm Qassem nouveau chef du Hezbollah
Le Hezbollah a réaffirmé, vendredi 15 août 2025, son refus de se conformer à la décision du gouvernement libanais visant à confisquer ses armes. Par la voix de son dirigeant Naïm Qassem, le mouvement chiite a indiqué être prêt à se battre pour éviter son désarmement, accusant les autorités de vouloir « livrer » le pays à Israël.
Cette déclaration est intervenue après une rencontre à Beyrouth avec Ali Larijani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Le dirigeant du Hezbollah a averti que l’application de cette mesure pourrait entraîner une « guerre civile ».
Affaibli par le conflit de 2024 contre Israël, qui a détruit une partie importante de son arsenal et décimé une partie de sa direction, le Hezbollah demeure un acteur armé influent au Liban. Fondé et financé par l’Iran, il a longtemps pesé sur la scène politique nationale.
Le 5 août 2025, le gouvernement libanais a annoncé un plan visant à désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année, confiant à l’armée la préparation de cette opération. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de pressions américaines et de craintes d’une intensification des attaques israéliennes sur le territoire libanais.
Pour Naïm Qassem, « ce gouvernement exécute l’ordre américano-israélien de mettre fin à la résistance, même si cela entraîne une guerre civile et des conflits internes ». Il a précisé que « la résistance ne rendra pas les armes tant que l’agression et l’occupation (israéliennes, NDLR) se poursuivront. Nous livrerons bataille (…) si nécessaire pour contrer ce projet israélo-américain, quel qu’en soit le prix. Nous sommes convaincus de gagner la bataille ».
Le dirigeant chiite a également déclaré que « la mission du gouvernement est d’assurer la stabilité et de reconstruire le Liban, et non de livrer le pays à un tyran israélien insatiable ou à un tyran américain ».
