Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a laissé entendre vendredi qu’un nouveau contact diplomatique pourrait avoir lieu entre Moscou et Washington dans les prochaines semaines. Selon lui, l’objectif serait d’aborder les points de tension persistants dans les relations bilatérales, alors que la guerre en Ukraine et les sanctions occidentales compliquent toute reprise du dialogue.
Riabkov a insisté sur la validité des accords conclus lors du sommet en Alaska, affirmant que Moscou n’envisageait aucune dérogation. La Russie attend désormais de voir si les États-Unis accepteront de maintenir un cadre de coopération, même limité. Pour Moscou, une telle ouverture permettrait de préserver un minimum de communication entre les deux puissances malgré la méfiance réciproque et un climat international fortement dégradé.
Le diplomate a par ailleurs accusé certains États européens de chercher à entraver la mise en œuvre de ces accords. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « sabotage », estimant que Kiev et plusieurs capitales européennes cherchent à bloquer tout rapprochement russo-américain. Depuis 2022, l’Union européenne a adopté de multiples sanctions économiques et renforcé son soutien militaire à l’Ukraine, consolidant une ligne dure face à Moscou.
Pour Washington, un éventuel échange pourrait servir à clarifier certains dossiers sensibles, sans nécessairement marquer un assouplissement stratégique. L’Europe, de son côté, continue de privilégier la fermeté, justifiant ses positions par la défense de l’Ukraine et la nécessité de préserver l’ordre international. Cette posture limite les marges de manœuvre pour tout rapprochement et illustre la difficulté d’ouvrir une voie diplomatique durable dans le contexte actuel.
