Un projet d’accord de paix a été transmis au mouvement armé M23 et au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé dimanche 17 août un responsable qatari impliqué dans la médiation. Doha doit accueillir dans les prochains jours un nouveau cycle de discussions, présenté comme décisif.
Le 19 juillet, Kinshasa et le M23 avaient signé à Doha une déclaration de principes réaffirmant leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent, à la suite d’un accord conclu fin juin entre la RDC et le Rwanda à Washington. Les deux parties s’étaient alors engagées à travailler sur des mesures concrètes, comme la mise en place d’un mécanisme d’échange de prisonniers, avant d’ouvrir des pourparlers formels à partir du 8 août. L’objectif affiché est la signature d’un accord global au plus tard le 18 août.
Un cessez-le-feu toujours fragile sur le terrain
Malgré ces avancées diplomatiques, la situation reste instable à l’est du pays. Depuis le 8 août, des affrontements ont repris dans la région de Mulamba, au Sud-Kivu. L’armée congolaise accuse le M23, soutenu par le Rwanda, d’avoir mené plusieurs attaques contre ses positions, faisant planer un risque sur le cessez-le-feu négocié avec l’appui des États-Unis et du Qatar.
Un haut responsable américain a reconnu la fragilité de l’accord, tout en estimant que les discussions pouvaient encore permettre de préserver la trêve. Depuis sa résurgence fin 2021, le M23 contrôle d’importants territoires riches en ressources naturelles dans le Nord et le Sud-Kivu.
Les violences continuent d’alimenter une grave crise humanitaire : plus de deux millions de personnes ont été déplacées depuis janvier, selon le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
