Dans une escalade notable des hostilités, l’Ukraine a lancé une attaque de drones d’une ampleur inédite contre le territoire russe dans la nuit de dimanche à lundi. Si Moscou affirme avoir intercepté la majorité des appareils, plusieurs frappes ont malgré tout atteint des infrastructures stratégiques.
Une offensive aérienne d’envergure
L’armée russe annonce avoir intercepté 251 drones ukrainiens lors de cette vaste opération nocturne. Les zones les plus touchées incluent :
· La Crimée et les mers Noire et d’Azov
· Les régions frontalières de Koursk et Belgorod
· La région de Nijni Novgorod, située à plusieurs centaines de kilomètres du front
Des cibles stratégiques atteintes
Malgré les interceptions russes, plusieurs drones ont frappé avec précision :
· Un terminal pétrolier à Feodosia (Crimée), endommagé par un incendie
· Une zone industrielle à Dzerjinsk, provoquant au moins un blessé
· Des installations énergétiques dans la région de Briansk
· Des coupures d’électricité affectant 40 000 habitants à Belgorod
Changement de paradigme stratégique
Cette attaque marque un tournant dans les capacités offensives ukrainiennes :
· Allongement de la portée : capacité à frapper profondément en territoire russe
· Précision accrue : ciblage d’infrastructures énergétiques et industrielles critiques
· Massification : utilisation d’un nombre record de drones en une seule vague
La nouvelle réalité de la guerre des drones
Les drones sont devenus des acteurs majeurs du conflit, transformant la nature des hostilités :
· Asymétrie : un moyen peu coûteux de frapper des cibles de valeur
· Pression psychologique : instauration d’un climat d’incertitude permanente
· Adaptation : obligation pour les défenses anti-aériennes de couvrir de vastes territoires
