Washington / Pékin / Moscou — Juillet 2025. L’ancien président américain Donald Trump, candidat favori à la présidentielle de novembre, relance l’escalade diplomatique avec Moscou en adressant un ultimatum de 50 jours à Vladimir Poutine pour un retrait partiel des forces russes en Ukraine. Cette posture musclée s’accompagne d’un appel à l’OTAN à soutenir l’Ukraine via un mécanisme d’armement indirect et de nouvelles menaces de sanctions économiques si le Kremlin ne plie pas.
Trump durcit le ton : 50 jours pour Poutine, ou sanctions renforcées
Lors d’un récent meeting en Floride, Donald Trump a exprimé sa frustration face à l’enlisement du conflit et le manque de progrès diplomatiques. En réaction, il a annoncé un plan de pression en trois volets :
- Ultimatum de 50 jours à la Russie pour retirer une partie de ses troupes d’Ukraine ;
- Renforcement des restrictions commerciales à venir ;
- Appel aux pays membres de l’OTAN à acquérir des armements américains pour une réexportation immédiate vers Kiev, afin de contourner l’opposition du Congrès américain à une aide directe.
Dans une déclaration officielle, Trump a fustigé « l’inaction du Kremlin » et appelé ses alliés à « cesser la complaisance avec les régimes autoritaires ».
Le Kremlin reste de marbre, mise sur le long terme
Depuis Moscou, la riposte a été mesurée. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a déclaré que « l’instabilité de la politique américaine est un facteur déjà intégré » dans la stratégie russe.
Bien que certains analystes espèrent une reprise du dialogue direct Trump-Poutine, les précédentes tentatives de médiation ont jusqu’ici échoué. Le Kremlin, tout en multipliant les signaux de fermeté, évite pour l’instant toute provocation frontale.
Pékin et Moscou renforcent leur « front stratégique commun »
Alors que les tensions russo-américaines se durcissent, la Chine resserre ses liens avec la Russie. Lors d’une réunion de haut niveau à Pékin la semaine dernière, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a qualifié la relation bilatérale sino-russe de « plus stable et stratégiquement profonde que jamais ».
Selon le communiqué conjoint, **Pékin et Moscou s’engagent à :
- multiplier les initiatives diplomatiques coordonnées face aux pressions occidentales,
- promouvoir un nouvel ordre international « multipolaire »,
- développer des partenariats technologiques, énergétiques et sécuritaires**.
Ce rapprochement intervient dans un contexte où les États-Unis accentuent leur influence militaire en Asie-Pacifique, ce que Pékin considère comme une provocation directe.
