Le président américain Donald Trump a annoncé un prochain déplacement en Chine, après un échange téléphonique avec Xi Jinping le 19 septembre 2025. Il a indiqué que la cession de TikTok à des investisseurs américains était « en bonne voie », tout en précisant que la rencontre bilatérale se tiendrait dès le 31 octobre, en marge du sommet de l’Apec en Corée du Sud. Pékin a adopté une approche plus prudente, insistant sur la nécessité de garantir un cadre économique ouvert et équitable pour ses entreprises. Cette séquence souligne la centralité des enjeux technologiques dans les relations sino-américaines.
Trump a qualifié son entretien avec Xi de « avancée majeure » et a présenté la finalisation de la transaction sur TikTok comme une simple formalité. Il a annoncé un futur déplacement en Chine « au début de l’année prochaine » et la poursuite de contacts téléphoniques réguliers entre les deux dirigeants. Du côté chinois, l’agence officielle a souligné que tout accord devait respecter un équilibre entre partenaires, notamment sur les questions de souveraineté numérique et de circulation des données. L’appel a été jugé « constructif », sans confirmation d’un accord définitif.
Cette initiative diplomatique intervient quelques semaines après la rencontre de Trump avec Vladimir Poutine à Anchorage, le 15 août, une reprise de dialogue avec la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine. La séquence reflète la stratégie américaine de multiplier les échanges directs avec les grandes puissances rivales, tout en maintenant une rivalité stratégique sur les plans énergétique, commercial et sécuritaire.
Le dossier TikTok s’inscrit dans ce contexte complexe. Depuis l’adoption du Protecting Americans from Foreign Adversary Controlled Applications Act, Washington exige que certaines plateformes soient placées sous contrôle américain. ByteDance, société mère de TikTok, a engagé des discussions accélérées pour éviter une interdiction sur le marché américain, tandis que Pékin cherche à protéger ses entreprises contre un précédent perçu comme dangereux. Les grandes plateformes numériques suivent de près l’évolution de ce dossier, qui pourrait influencer la régulation des technologies et des flux de données à l’échelle mondiale.
