Un nouveau drame de la migration a frappé l’Afrique de l’Ouest. Mercredi, une pirogue partie de Gambie avec environ 160 passagers a chaviré à une soixantaine de kilomètres des côtes mauritaniennes. Selon un bilan provisoire, au moins 40 personnes ont perdu la vie et plus d’une centaine sont toujours portées disparues. Seuls 17 survivants – 11 Sénégalais et 6 Gambiens – ont pu être secourus par les gardes-côtes mauritaniens.
Les circonstances du naufrage
D’après les témoignages recueillis, l’embarcation aurait subi une panne mécanique avant d’attendre l’arrivée d’une autre pirogue envoyée en renfort. Le drame se serait produit lors du transfert de matériel entre les deux bateaux.
Les survivants expliquent avoir nagé plus d’une heure avant d’être repérés près du port de Tanit, à 80 km au nord de Nouakchott. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux par des ressortissants sénégalais en Mauritanie montre une dizaine de corps rejetés par les vagues sur une plage.
Une pression migratoire persistante
Ce naufrage illustre l’ampleur du défi migratoire dans la région. Fin juillet déjà, la Marine nationale sénégalaise avait intercepté 239 migrants au large de Saint-Louis. Ces opérations, malgré des patrouilles conjointes et le soutien de partenaires européens, peinent à endiguer les flux clandestins vers les îles Canaries, principale porte d’entrée vers l’Europe.
Face à la répétition de ces tragédies, Dakar et Nouakchott appellent à renforcer la coopération régionale et internationale, afin de mieux surveiller les côtes
