L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi renforçant l’obligation de déclaration de patrimoine pour les responsables publics. Cette mesure concerne désormais les chefs de juridiction, les procureurs, les présidents de chambre, ainsi que les responsables des secteurs stratégiques tels que les mines, les carrières et les hydrocarbures. Le seuil de responsabilité financière abaissé à 500 millions de francs CFA inclut davantage d’agents publics dans ce dispositif, contre un milliard auparavant.
Cette réforme s’inscrit dans l’Agenda national Sénégal 2050, qui place la transparence au cœur de la gestion publique. La loi permet également la publication des rapports des corps de contrôle et garantit aux citoyens l’accès à l’information via un fichier régulièrement mis à jour, assurant ainsi le suivi de l’ensemble des obligations.
Parallèlement, l’Assemblée nationale a créé l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), une autorité indépendante placée sous la présidence de la République. Deux autres projets de loi, visant à compléter le dispositif de contrôle et de prévention de l’enrichissement illicite, sont attendus dans les prochains jours.
Les autorités expliquent que ces mesures visent à limiter les conflits d’intérêts, prévenir l’enrichissement illicite et mieux protéger les ressources de l’État. Pour les analystes, la mise en cohérence de ces instruments avec les autres dispositifs de contrôle ouvre la voie à une gouvernance plus transparente et à une meilleure articulation des politiques publiques, renforçant la confiance dans les institutions nationales.
