Les autorités russes ont confirmé que 25 personnes sont décédées depuis le début du mois de septembre dans la région de Léningrad après avoir consommé de l’alcool frelaté. Des analyses médico-légales ont révélé la présence de méthanol à des niveaux mortels, relançant les inquiétudes sur la circulation de boissons non réglementées et les lacunes dans les systèmes de contrôle. Face à cette tragédie, les autorités locales ont intensifié les inspections et ouvert une enquête pour identifier les réseaux de production et de distribution.
Le Comité d’enquête russe a précisé que plusieurs décès survenus entre le 10 et le 17 septembre portaient les traces d’intoxication au méthanol. Le district de Slantsevski concentre la majorité des cas, tandis que six autres décès ont été enregistrés dans le district voisin de Volosovski. Les enquêteurs ont interpellé plusieurs suspects et saisi des stocks de boissons suspectes. Ces produits auraient échappé aux contrôles officiels en circulant par des réseaux parallèles, particulièrement actifs dans certaines régions où le prix attractif attire une clientèle vulnérable.
La Russie connaît régulièrement des vagues d’intoxications liées à l’alcool frelaté, phénomène alimenté par l’usage de substances toxiques comme substituts à l’éthanol. Ces boissons, parfois vendues sous de fausses étiquettes ou présentées comme artisanales, provoquent de graves atteintes au foie et au système nerveux, entraînant cécité ou décès rapide. Les autorités sanitaires rappellent que l’achat d’alcool non certifié constitue un danger majeur et annoncent de nouvelles campagnes de prévention, notamment dans les zones rurales où les circuits légaux sont moins présents.
Au-delà de l’urgence actuelle, les experts soulignent que la lutte contre l’alcool frelaté est un défi ancien, nécessitant des moyens renforcés et une meilleure coordination entre forces de l’ordre, douanes et autorités régionales. Le gouvernement prévoit également de renforcer la réglementation concernant la vente en ligne, souvent exploitée par les trafiquants. Les investigations se poursuivent pour remonter jusqu’à l’origine du lot incriminé, alors que les autorités redoutent que le bilan s’aggrave encore dans les prochains jours.
