Sommet Trump-Poutine en Alaska : pas d’accord, mais des discussions « constructives »
Malgré trois heures de pourparlers, aucun cessez-le-feu en Ukraine ni avancée sur les sanctions. Les deux dirigeants évoquent des « progrès » sans annonce concrète.
Le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine se sont rencontrés vendredi en Alaska pour un sommet inédit. Prévu sur trois heures, l’entretien avait pour objectif principal d’aborder la guerre en Ukraine et les tensions internationales.
À l’issue des discussions, aucun accord n’a été signé. Cependant, les deux dirigeants ont tenu à souligner la qualité du dialogue. Donald Trump a parlé de négociations « constructives » et Vladimir Poutine a évoqué des « progrès » dans plusieurs domaines, sans donner de détails précis.
Le dossier ukrainien, cœur des tensions entre Moscou et Washington, a été abordé sans aboutir à une avancée tangible. Aucune annonce n’a été faite concernant un éventuel cessez-le-feu ou un allègement des sanctions économiques visant la Russie.
Malgré cette absence de résultats concrets, la rencontre a été perçue comme un premier pas vers une reprise du dialogue entre les deux puissances. Le Kremlin comme la Maison-Blanche ont insisté sur la nécessité de maintenir ouverts les canaux de communication, dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.
- Trump va appeler Zelensky
Au cours de la conférence de presse, Donald Trump a fait savoir qu’il allait appeler Volodimir Zelensky ainsi que les dirigeants de l’Otan pour les informer de la teneur des discussions en Alaska.
Très attendue, cette première rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine depuis leur sommet bilatéral à Helsinki en juillet 2018 s’est terminée avec moins d’éclat qu’elle n’avait débuté.
Un tapis rouge attendait Vladimir Poutine à sa descente de l’avion, sur la base militaire des États-Unis à Anchorage, lieu du sommet. Donald Trump a accueilli chaleureusement son homologue russe, pendant qu’un appareil de l’armée américaine survolait la zone.
Si la Maison blanche avait tempéré les attentes au fil de la semaine, si Donald Trump avait soufflé le chaud et le froid sur les conclusions potentielles du sommet, le rendez-vous revêtait une grande importance pour le président américain.
Donald Trump considère l’obtention d’un accord de paix en Ukraine comme un accomplissement à même de lui valoir le prix Nobel de la paix, qu’il désire ardemment obtenir.
Pour Vladimir Poutine, la tenue de ce sommet représentait déjà une victoire en elle-même, peu importe l’issue des discussions.
Il peut utiliser ce qui constituait sa première rencontre avec un président américain depuis le début de la guerre en Ukraine pour montrer que les efforts des Occidentaux destinés à isoler la Russie ont échoué et que le pays a retrouvé sa juste place au sommet de la diplomatie internationale.
Vladimir Poutine est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre présumés en Ukraine, des accusations rejetées par Moscou, qui par ailleurs ne reconnaît pas la légitimité de la cour basée à La Haye. Les États-Unis ne sont pas non plus membres de la CPI.
