À New York, les voix africaines se sont fait entendre cette semaine à l’Assemblée générale des Nations unies. Les dirigeants du continent ont plaidé pour un développement inclusif, des échanges commerciaux plus équitables et une représentation accrue dans les instances internationales.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso a qualifié l’Afrique de « continent de l’avenir », tout en appelant à une réforme du Conseil de sécurité afin qu’il soit « plus représentatif, plus transparent et plus proche des réalités du monde ». Pour lui, il est inconcevable que l’Afrique continue de rester marginalisée dans les grandes décisions mondiales.
Son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a insisté sur la nécessité de bâtir « des partenariats courageux ». Selon lui, le développement doit devenir une arme de paix et de prévention des conflits. Il a rappelé qu’à l’horizon 2050, une personne sur quatre sera africaine, et qu’il est temps de renforcer la reconnaissance du rôle de l’Afrique au sein de la communauté internationale. Tout en dénonçant la persistance de la pauvreté, il a fustigé l’exploitation continue des richesses africaines.
Malgré le thème officiel de l’édition 2025, « Mieux ensemble », les chefs d’État africains ont choisi de mettre en avant les grands défis qui pèsent sur la planète : changement climatique, fracture numérique, développement durable, intelligence artificielle, mais aussi rôle de médiation de l’ONU dans les conflits. Plusieurs ont dénoncé un sentiment d’abandon et d’exploitation vis-à-vis du continent.
Le président malgache Andry Rajoelina a plaidé pour un commerce équitable et des partenariats justes, évoquant notamment l’African Growth and Opportunity Act, dispositif visant à stimuler la croissance économique africaine. Le président kényan William Ruto, lui, a mis en lumière la crise en Haïti. Il a dénoncé l’indifférence internationale face à l’instabilité chronique du pays et exhorté l’ONU à agir contre la violence et les enlèvements.
La présidente namibienne Nampumbu Nandi-Ndaitwah a, de son côté, rappelé que les crises mondiales touchent directement les populations africaines, mettant à l’épreuve leur résilience et exigeant une action rapide et coordonnée.
Cette semaine de débats rassemble près de toutes les nations membres. Plus de 180 dirigeants, dont 89 chefs d’État et 43 chefs de gouvernement, prendront successivement la parole à l’Assemblée générale d’ici la fin de la semaine, signe de l’importance donnée à ce rendez-vous annuel.
