La justice nigériane a rejeté la demande de libération conditionnelle de Nnamdi Kanu, leader du groupe séparatiste indigène du Biafra (IPOB), estimant que les procureurs disposaient de preuves suffisantes pour poursuivre les accusations de terrorisme. Cette décision maintient Kanu en détention malgré les préoccupations concernant sa santé.
Son avocat, Aloy Ejimakor, a exprimé sa déception : « Notre client reste malade et détenu. Sa situation nécessite des soins urgents », rappelant l’urgence médicale de sa prise en charge. Le verdict survient plus d’un an après que la Cour suprême nigériane a confirmé les charges de terrorisme contre Kanu, arrêté à plusieurs reprises depuis 2015. Initialement libéré sous caution en 2017, il avait alors quitté le Nigeria pour échapper à la justice avant d’être réarrêté en 2021 dans des conditions controversées et extradé vers son pays.
Cette affaire continue de susciter des réactions politiques au Nigeria. Obi Aguocha, figure politique du pays, critique ce qu’il considère comme une application inégale de la loi : « Il existe deux ensembles de règles : une pour les Igbos et une pour tous les autres Nigérians. Le Nigeria doit saisir cette occasion pour rechercher une solution politique ».
Par ailleurs, la dynamique du mouvement séparatiste reste marquée par la condamnation récente de Simon Ekpa, autre personnalité influente après l’arrestation de Kanu. Le mois dernier, Ekpa a été condamné en Finlande à six ans de prison pour terrorisme et fraude fiscale, soulignant l’ampleur des poursuites contre les leaders du mouvement IPOB à l’échelle internationale.
