Une équipe de chercheurs britanniques met en garde : une hydratation insuffisante pourrait accentuer la réaction du corps au stress. Leur étude révèle que les adultes buvant moins de 1,5 litre d’eau par jour produisent significativement plus de cortisol, l’hormone liée aux tensions physiologiques, lors de situations stressantes.
Les expériences menées ont comparé deux groupes soumis à des tests de stress, incluant un faux entretien d’embauche et un exercice mental exigeant. Chez les participants insuffisamment hydratés, les niveaux de cortisol ont grimpé près de 50 % de plus que chez ceux respectant les apports recommandés. Les chercheurs expliquent ce phénomène par l’activation de la vasopressine, hormone libérée lorsque l’organisme manque d’eau, qui stimule ensuite le système de réponse au stress.
Des spécialistes estiment que cette réaction hormonale amplifiée pourrait peser à long terme sur la santé mentale. D’autres travaux évoquent également des effets indirects de la déshydratation sur la sérotonine et la dopamine, neurotransmetteurs essentiels au bien-être. Ces résultats s’ajoutent aux recherches déjà menées sur l’impact du manque d’eau sur les performances cognitives et l’endurance physique.
L’importance de l’hydratation n’est pas nouvelle. L’eau constitue environ 60 % du poids du corps et joue un rôle crucial dans la régulation de la température, le transport des nutriments et l’élimination des déchets. Une consommation insuffisante peut provoquer fatigue, baisse de concentration et, à long terme, favoriser certains troubles métaboliques.
Les autorités sanitaires recommandent de boire en moyenne 2 litres d’eau par jour pour les femmes et 2,5 litres pour les hommes, en incluant l’eau contenue dans les aliments. Les chercheurs insistent : veiller à une bonne hydratation reste une mesure simple, accessible et efficace pour réguler la réponse au stress et préserver l’équilibre général de l’organisme.
