Liban : le Hezbollah refuse tout désarmement et réaffirme son « droit légitime à la résistance »

Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a fermement rejeté ce dimanche tout projet de désarmement de son mouvement, lors d’une interview diffusée sur la chaîne Al-Manar, affiliée à l’organisation chiite. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement libanais a chargé l’armée d’élaborer un plan de désarmement du Hezbollah d’ici fin 2025.

« Les armes sont indissociables de notre droit légitime à défendre la patrie. La résistance est un droit légitime », a affirmé Qassem. Il a ajouté que la question des armes relevait de la souveraineté interne du Liban, dénonçant les pressions extérieures : « Israël n’a rien à voir avec cette décision. »

Le dirigeant du Hezbollah a également justifié le maintien de l’arsenal militaire en évoquant les capacités limitées de l’armée libanaise. « Si l’armée ne peut faire face seule aux attaques, une résistance populaire doit l’accompagner. La coordination entre l’armée et la résistance est nécessaire », a-t-il insisté.

Un désaccord frontal avec le gouvernement

La position de Naim Qassem s’oppose directement à la feuille de route de Beyrouth, soutenue par plusieurs partenaires occidentaux, qui considèrent l’arsenal du Hezbollah comme une menace pour la stabilité du pays.

Pour le responsable chiite, le débat est inversé : « Personne ne peut nous demander de déposer les armes avant la fin de l’agression. Qu’ils cessent les attaques, puis nous parlerons des armes. »

Révélation sur une attaque contre Netanyahu

Au cours de l’entretien, Naim Qassem est revenu sur l’attaque visant la résidence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Césarée, durant le récent conflit. Il a affirmé que l’opération était « délibérée » et constituait une « réussite opérationnelle et de renseignement ».

Selon lui, l’attaque aurait été facilitée par un agent disposant d’informations précises sur les lieux :
« Il a transmis les coordonnées exactes et l’opération a été approuvée. »

« Je suis resté au Liban »

Enfin, Qassem a révélé avoir refusé de quitter le Liban pendant la guerre, malgré les risques sécuritaires.
« Diriger la résistance exigeait de rester sur le terrain. C’était une obligation religieuse et morale », a-t-il expliqué.

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