Les traditions autour du nom de famille au mariage évoluent partout dans le monde. Longtemps, l’usage voulait que l’épouse abandonne son patronyme pour adopter celui de son mari. Mais cette règle séculaire perd du terrain, portée par une redéfinition des rapports de genre et une volonté croissante d’égalité dans le couple.
Une décision historique de la Cour constitutionnelle
En Afrique du Sud, un pas décisif vient d’être franchi : les époux masculins ont désormais le droit officiel de prendre le nom de leur conjointe. La Cour constitutionnelle a jugé que l’interdiction de cette possibilité constituait une discrimination fondée sur le sexe, contraire aux principes d’égalité garantis par la Constitution.
Cette décision fait suite aux recours de deux couples confrontés aux lourdeurs administratives lorsqu’ils avaient souhaité inverser l’usage traditionnel. Leurs motivations, allant de l’hommage familial à la transmission d’un héritage nominal, ont mis en lumière la diversité des choix personnels bridés jusqu’ici par la loi.
Une société en pleine mutation
En levant ce verrou juridique, l’Afrique du Sud rejoint le cercle des pays pionniers qui reconnaissent aux couples une plus grande liberté dans la gestion de leur identité matrimoniale. Cette réforme illustre la modernisation des rapports sociaux : l’individu et ses choix priment désormais sur des conventions figées.
Pour beaucoup, il s’agit d’un signal fort : la société sud-africaine avance vers une égalité réelle entre hommes et femmes, tout en envoyant un message aux autres nations du continent encore attachées à des normes traditionnelles.
