Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a été reçu samedi 30 août par le pape Léon XIV lors d’une audience privée au Palais apostolique du Vatican. La rencontre s’inscrit dans la volonté affichée des deux parties de renforcer leur coopération dans des domaines stratégiques comme l’éducation, la santé et la protection de l’environnement.
À cette occasion, le chef de l’État zimbabwéen s’est également entretenu avec le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, ainsi qu’avec l’archevêque Paul Richard Gallagher, en charge des relations avec les États. Ces discussions, qui prolongent la visite en mai dernier du vice-président du Zimbabwe auprès du Vatican, illustrent un dialogue soutenu et régulier entre Harare et le Saint-Siège.
Les autorités présentes ont insisté sur l’importance du multilatéralisme et de la coopération internationale dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques. Le Zimbabwe, pays majoritairement chrétien, entretient depuis plusieurs décennies des liens institutionnels avec le Vatican, qui appuie notamment des initiatives dans le domaine éducatif et social.
Cependant, cette visite a suscité des réactions contrastées dans l’opinion publique zimbabwéenne. Le pays traverse en effet une crise économique et sociale aiguë. En août 2025, l’inflation s’établissait à 93,8 %, fragilisant encore davantage les ménages. Parallèlement, la sécheresse la plus grave depuis des décennies a provoqué une chute brutale des récoltes. Selon les estimations des Nations unies, près de 7,6 millions de personnes risquent de faire face à l’insécurité alimentaire cette année.
Dans ce contexte difficile, la rencontre au Vatican apparaît comme un moment diplomatique fort pour Mnangagwa, mais également comme une occasion de rappeler l’urgence de solutions concrètes pour un pays en quête de stabilité et de relance.
