Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a exprimé sa volonté de reprendre les discussions directes avec les États-Unis, à condition que ceux-ci reconnaissent le statut nucléaire de Pyongyang et cessent d’exiger son démantèlement. Cette annonce, relayée lundi par l’agence officielle KCNA, relance le débat sur un possible dialogue, tout en actant l’échec de trois décennies de pressions internationales pour denucléariser la péninsule.
Les pourparlers sont au point mort depuis l’échec du sommet de Hanoï en 2019, où les discussions achoppaient déjà sur la question du désarmement. Pyongyang considère désormais son arsenal atomique comme non-négociable et essentiel à sa survie politique. Kim Jong Un propose ainsi une nouvelle base de discussion : la coexistence pacifique entre deux puissances nucléaires, et non plus une soumission aux exigences américaines.
Cette ouverture conditionnelle survient dans un contexte régional tendu, marqué par des essais balistiques répétés de la Corée du Nord et un renforcement des alliances militaires américaines en Asie du Nord-Est. Si certains y voient une manœuvre tactique pour alléger les sanctions, d’autres espèrent une reprise même limitée du dialogue.
Les États-Unis n’ont pas encore réagi officiellement. La balle est désormais dans leur camp : accepter un dialogue sans préconditions sur le nucléaire, ou maintenir une ligne dure qui, jusqu’ici, n’a pas donné les résultats escomptés.
