La Juventus Turin traverse une nouvelle zone de turbulence. Le club le plus titré d’Italie fait l’objet d’une enquête de l’UEFA pour de potentielles violations des règles du fair-play financier, selon des documents publiés ce jeudi 17 octobre. Cette procédure intervient deux ans après sa suspension des compétitions européennes pour des motifs similaires.
Dans un communiqué, la Juve a confirmé avoir été informée, le 18 septembre, de l’ouverture d’une procédure concernant un « dépassement potentiel » pour la période triennale 2022-2023 à 2024-2025. « L’issue de cette procédure est attendue pour le printemps 2026 et pourrait donner lieu à une sanction financière, ainsi qu’à d’éventuelles restrictions sportives, comme une limitation d’inscription de nouveaux joueurs dans les compétitions UEFA », a précisé le club turinois.
Des pertes financières en recul, mais encore préoccupantes
Selon les rapports transmis à ses actionnaires en vue de l’assemblée générale du 7 novembre, la Juventus a enregistré 58,1 millions d’euros de pertes lors de la saison 2024-2025 — un chiffre en nette amélioration par rapport aux 199,2 millions d’euros de pertes constatés l’année précédente.
Le club assure également avoir respecté le ratio « Squad Cost », qui impose que les salaires et indemnités de transfert ne dépassent pas 70 % des recettes, et prévoit de maintenir ce cap en 2025.
Rappelons que le fair-play financier européen autorise un déficit maximum de 60 millions d’euros sur trois ans, voire 90 millions pour les clubs considérés comme financièrement stables.
Antécédents et contexte sportif
Contrôlée par la famille Agnelli via sa holding Exor, la Juventus avait déjà été écartée des compétitions européennes en 2023-2024 pour infraction aux règles financières.
Sur le plan sportif, la Vieille Dame occupe actuellement la quatrième place du championnat italien, à trois points du leader Naples, mais reste sur une série de cinq matchs nuls consécutifs, toutes compétitions confondues.
