Le corps sans vie de Jawhara Aboucheikh, une Marocaine de 20 ans, a été découvert dans l’appartement de son compagnon à Istanbul, dans le quartier de Beyoğlu. Alors que les secours n’ont pu que constater son décès, les autorités turques explorent plusieurs pistes, dont une possible overdose, et ont interpellé son petit ami, qui avait quitté les lieux après avoir alerté un agent de sécurité. La découverte de cocaïne sur place ajoute au mystère de cette affaire qui interroge sur le traitement des morts suspectes en Turquie.
Une enquête multidisciplinaire sous le feu des projecteurs
Selon les premières informations, le compagnon de la victime a contacté un agent de sécurité pour signaler son malaise avant de s’enfuir. Retrouvé et placé en garde à vue, il fait l’objet d’une enquête approfondie explorant plusieurs scénarios : accident lié à la drogue, négligence ou homicide. L’autopsie en cours devrait préciser les causes exactes du décès. Des témoignages sont également recueillis pour reconstituer les dernières heures de la jeune femme.
Un cadre légal turc strict
Comme le prévoit la loi turque, toute mort non naturelle fait l’objet d’une enquête judiciaire systématique. La présence de stupéfiants pourrait entraîner des poursuites supplémentaires pour usage ou possession, en plus des charges liées au décès. Les suspects peuvent être maintenus en détention préventive jusqu’à clarification des faits, et les peines encourues varient de l’emprisonnement pour homicide involontaire à la perpétuité pour meurtre. Cette affaire rappelle la rigueur des autorités d’Ankara face aux drames impliquant de jeunes victives et des substances illicites.
