À quelques mois de la présidentielle de 2026 au Bénin, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, a tenu à clarifier sa position sur le choix du candidat qu’il soutiendra. Dans un communiqué authentifié, l’ex-chef du parlement a démenti les rumeurs selon lesquelles il aurait déjà arrêté sa décision.
Cette mise au point intervient après la visite de courtoisie effectuée par Romuald Wadagni, ministre d’État chargé des Finances et récemment désigné candidat de la mouvance. Cette rencontre a été interprétée par certains comme un signe de ralliement. Adrien Houngbédji rejette cette lecture et nuance : « L’empathie pour une personne est une chose, l’engagement politique aux côtés de cette personne en est une autre. »
Il précise qu’aucun choix n’a encore été fait, invoquant deux raisons. D’une part, seul un candidat est officiellement connu à ce jour. D’autre part, ce dernier n’a pas encore présenté ni projet de société ni programme détaillé. « Il est inimaginable que j’aie fait le choix de soutenir un candidat sans connaître le profil et le projet de l’autre ou des autres », écrit-il.
Dans son communiqué, Adrien Houngbédji insiste sur deux conditions qui guideront son futur choix. La première est l’adhésion du candidat retenu aux « règles et valeurs » qu’il a récemment réaffirmées. La seconde est la concertation avec les militants et sympathisants de son courant politique. « Je suis le président d’un courant politique largement représenté dans la société. J’ai le devoir de discuter du futur choix avec eux, afin que mon choix soit aussi leur choix », souligne-t-il.
Pour conclure, il estime qu’un soutien décidé sans consultation préalable serait « dépourvu d’effet ». Cette prise de parole confirme sa volonté de temporiser et de privilégier une démarche collective dans une course électorale qui s’annonce déjà très disputée.
