Harcèlement spirituel : Jacques Ayadji visé par une étrange tentative d’extorsion religieuse

Jacques Ayadji, ministre-conseiller béninois, se retrouve au cœur d’une affaire troublante mêlant foi, manipulation et harcèlement. À l’origine, une demande anodine de soutien à un prétendu festival religieux… qui va rapidement virer au cauchemar.

Depuis plusieurs semaines, un individu se présentant comme un « homme de Dieu » mène une campagne de pression persistante à l’encontre du ministre-conseiller. Prétexte avancé : l’implication supposée de ce dernier dans un événement intitulé Festival Gospel, organisé à Dassa-Zoumè fin juin.

Mais problème : Jacques Ayadji n’aurait jamais donné son accord pour parrainer ce festival. Son nom aurait été utilisé sans son consentement, dans ce qui s’apparente à une usurpation d’identité à des fins douteuses. Pire, une fois l’événement terminé, l’homme se serait mis à harceler le ministre, lui réclamant le règlement de frais techniques liés à la sonorisation et à la logistique.

Contacté, le prestataire soi-disant concerné affirme avoir déjà été payé. Une version que conteste l’organisateur présumé, jetant un flou sur les intentions réelles de ce dernier. Deux récits contradictoires, un même malaise.

Malgré plusieurs relances jugées envahissantes, Jacques Ayadji aurait, selon ses proches, fait preuve d’une retenue exemplaire avant de demander à son interlocuteur de cesser tout contact. Une source proche de l’autorité évoque aujourd’hui « une tentative grossière de manipulation et d’extorsion par habillage spirituel ».

L’affaire pourrait bien prendre un tournant judiciaire. Le recours abusif au nom, au titre et à l’image d’un haut fonctionnaire, combiné à une pression morale persistante, pourrait être requalifié en escroquerie ou dénonciation calomnieuse. Des délits qui, selon le code pénal béninois, peuvent être sévèrement punis.

Au-delà de cette affaire, elle met en lumière une dérive inquiétante : l’exploitation croissante de la religion comme outil de chantage ou de pression sur des personnalités publiques. Une instrumentalisation de la foi qui interroge.

À l’heure où les croyances sont parfois détournées pour servir des intérêts particuliers, cette affaire invite à une vigilance accrue. La foi ne doit pas devenir une façade pour manipuler, extorquer ou intimider. Et si cette affaire allait jusqu’à faire jurisprudence ?

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