Craignant que Moscou et Washington n’obtiennent un accord de paix aux dépens de l’Ukraine, lors de leur rencontre le 15 août en Alaska, Volodymyr Zelensky a affirmé, samedi, qu’il rejetterait toute cession de territoires à la Russie.
Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il accueillerait favorablement un dialogue direct avec Donald Trump, à condition que ce dernier présente un plan concret visant à mettre fin au conflit opposant l’Ukraine à la Russie. Selon lui, toute proposition d’accord de paix doit impérativement garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine et prévoir le retrait complet des forces russes.
Le chef d’État ukrainien a également souligné que les positions de Vladimir Poutine restent incompatibles avec les exigences de Kiev, notamment sur la restitution des territoires occupés depuis le début de la guerre en Ukraine. « Aucune négociation ne peut aboutir si elle remet en cause notre souveraineté », a-t-il insisté.
Les dirigeants russe et américain doivent se retrouver le 15 août en Alaska dans le cadre des efforts de Donald Trump pour trouver une issue à l’invasion russe de l’Ukraine lancée en 2022. Cette rencontre très attendue se déroulera sans Volodymyr Zelensky, qui ne cesse pourtant d’exiger une voix au chapitre.
« Toute décision qui serait prise contre nous, toute décision qui serait prise sans l’Ukraine, serait une décision contre la paix », a averti le président ukrainien sur les réseaux sociaux, ajoutant que « les Ukrainiens n’abandonneront pas leur terre aux occupants ».
L’armée russe occupe actuellement environ 20 % du territoire ukrainien.
Zelensky estime que l’implication des États-Unis, et en particulier de Donald Trump, pourrait contribuer à ouvrir la voie à des discussions diplomatiques. Toutefois, il avertit qu’aucune paix durable ne sera possible tant que Moscou maintiendra ses troupes sur le sol ukrainien.
