Un appel téléphonique entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le 28 juillet, aurait pris un ton inhabituellement vif, selon plusieurs sources proches du dossier. La discussion, centrée sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, aurait révélé de profondes divergences entre les deux dirigeants.
Peu avant cette conversation, Donald Trump avait affirmé avoir visionné des images montrant des enfants en état de malnutrition dans l’enclave palestinienne. Il a décrit la situation comme une « famine réelle » et rejeté toute idée d’exagération. Cette position tranche avec les déclarations de Benjamin Netanyahou, qui, la veille à Jérusalem, niait l’existence d’une famine et toute politique délibérée visant à affamer la population.
Lors de l’échange, le président américain aurait interrompu à plusieurs reprises son interlocuteur, insistant pour que la gravité de la crise soit reconnue et affirmant disposer de preuves fournies par ses propres équipes. Ce ton direct illustre les tensions croissantes entre Washington et Tel-Aviv quant à l’évaluation de la situation sur le terrain.
Quelques jours plus tard, le bureau du Premier ministre israélien a démenti tout échange houleux, qualifiant ces informations de « totalement infondées » et assurant que l’entretien s’était déroulé dans un climat constructif.
Cet épisode survient dans un contexte où les relations américano-israéliennes connaissent déjà plusieurs points de friction, notamment sur l’acheminement de l’aide humanitaire et la protection des civils. Alors que la pression diplomatique s’accroît, ces divergences pourraient compliquer la coordination entre les deux pays dans la gestion du conflit.
