Le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas vacille de nouveau. Ce dimanche 19 octobre, l’armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes aériennes dans le sud de la bande de Gaza, en riposte à des attaques du mouvement islamiste contre ses positions. Le Hamas, de son côté, dément toute agression et accuse Israël de vouloir saboter la trêve.
Selon les autorités israéliennes, des hommes armés auraient ouvert le feu sur un véhicule d’ingénierie militaire près de Rafah. L’armée de l’air aurait alors lancé plusieurs frappes en représailles, tandis que des tirs nourris de la marine ont également été signalés. Ces affrontements menacent directement la stabilité du cessez-le-feu, déjà fragilisé par des tensions croissantes dans la région.
Tensions en jordanie
La situation reste tout aussi explosive en Cisjordanie. À Naplouse, une opération des forces spéciales israéliennes dans le camp de réfugiés d’Al Aïn a coûté la vie à un homme de 42 ans. Dans la nuit, l’armée a également mené un raid à Tubas, mobilisant plusieurs unités d’infanterie et des bulldozers. Quatre Palestiniens ont été arrêtés, tandis que des maisons et infrastructures publiques ont été endommagées.
Ces opérations rappellent les interventions menées plus tôt dans l’année, notamment à Jénine et Tulkarem, où les affrontements avaient entraîné le déplacement de dizaines de milliers de Palestiniens. L’intensification des raids et la poursuite de la colonisation alimentent les craintes d’une nouvelle escalade militaire.
Une trêve au bord de la rupture
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a réaffirmé samedi que le désarmement du Hamas restait une condition essentielle à la fin de la guerre. L’armée israélienne accuse le mouvement palestinien d’avoir violé la trêve en attaquant ses positions, évoquant une « violation flagrante » de l’accord.
Le Hamas, de son côté, affirme respecter ses engagements et accuse Israël d’orchestrer des provocations pour relancer les hostilités. Le mouvement dénonce également la création de « bandes criminelles » armées par Israël, responsables selon lui de pillages et d’attaques contre l’aide humanitaire.
Washington redoute une attaque imminente
Les États-Unis ont fait savoir qu’ils disposaient « d’informations crédibles » sur une attaque imminente du Hamas contre des civils palestiniens à Gaza. Si elle se confirmait, cette action constituerait une rupture grave de la trêve. Le Hamas rejette ces accusations et affirme que « les faits sur le terrain démontrent le contraire ».
Alors que la communauté internationale appelle au calme, la trêve obtenue à prix fort semble sur le point de s’effondrer, plongeant à nouveau la région dans l’incertitude.
