À la veille d’un nouvel assaut annoncé par Israël sur la ville de Gaza et ses environs densément peuplés, Antonio Guterres a une nouvelle fois exhorté les parties à instaurer un cessez-le-feu immédiat.
Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre « une mort et une destruction massives » si les opérations militaires s’intensifient, rappelant que près de 75 % du territoire est déjà détruit ou sous contrôle israélien. Il a également réitéré l’exigence de la libération sans condition de tous les otages.
S’exprimant en marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) à Yokohama, Guterres a souligné que la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie, jugée illégale par le droit international, risquait d’aggraver encore les tensions. « Toute construction de colonie est une violation du droit international et doit être annulée », a-t-il insisté.
Le chef des Nations unies a par ailleurs déploré l’incapacité du Conseil de sécurité à agir, en raison des divisions géopolitiques entre grandes puissances. Selon lui, cette paralysie empêche de trouver un consensus pour mettre fin aux conflits en cours.
Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé que l’offensive en préparation s’étendrait aux camps de réfugiés du centre de Gaza, installés depuis 1948, ainsi qu’au camp de déplacés de Muwasi, sur la côte. Une perspective qui alimente l’inquiétude internationale sur l’ampleur des pertes civiles à venir.
