Les autorités équatoriennes ont frappé un grand coup contre le narcotrafic dans le Pacifique. Plus de 10 tonnes de cocaïne et plusieurs armes de guerre ont été interceptées au large des îles Galapagos, lors d’une série d’opérations conjointes entre le Bloc de Sécurité de l’Équateur et les États-Unis.
Une opération maritime d’envergure
Après plusieurs semaines de surveillance aérienne menée par les radars américains et les forces antidrogue équatoriennes, neuf embarcations rapides (go-fast) ont été localisées puis saisies simultanément dans les eaux internationales, au sud-ouest de l’archipel.
« Neuf opérations maritimes simultanées ont été réalisées dans le Pacifique. Elles ont permis la saisie de dix tonnes de cocaïne et l’arrestation de dix-huit personnes »,
a déclaré le général Pablo Dávila, commandant général de la police équatorienne.
Cette saisie constitue la plus importante de l’année dans la région.
Des armes de guerre repêchées en mer
Quelques jours plus tard, une autre découverte confirme l’ampleur du trafic.
Le 26 octobre, les gardes-côtes équatoriens ont repéré huit grands sacs flottant au sud-ouest de l’île de San Cristóbal. À l’intérieur : des armes militaires de gros calibre.
Le contre-amiral Ramiro Armijos, directeur des Espaces aquatiques, précise :
« Pour leurs déplacements suspects, deux navires de pêche — Rosa Isabel et Siempre Neli — ont été interceptés. »
À bord, les autorités ont trouvé 10 000 litres de carburant non déclarés, destinés à ravitailler les bateaux transportant la drogue vers l’Amérique centrale.
Un réseau international bien organisé
Au total, 52 personnes ont été arrêtées, dont sept récidivistes déjà condamnés pour trafic de drogue et assassinats.
L’archipel des Galapagos, situé à 1 000 km des côtes équatoriennes, demeure un point stratégique pour les routes du narcotrafic reliant l’Amérique du Sud à l’Amérique centrale et au Mexique.
