Le chef de mission, Ronsard Ngimbi, détaille les étapes clés et les enjeux de transparence pour un scrutin crédible.
Cotonou, 16 juillet 2025 – Dans le cadre de la préparation des élections générales de 2026, le processus d’audit du fichier électoral informatisé du Bénin est officiellement lancé. Quatre experts internationaux, mandatés à la suite d’une requête de l’opposition et validée par le président Patrice Talon, ont été reçus ce mardi à la Cour constitutionnelle.
La délégation, conduite par le Congolais Ronsard Malouda Ngimbi, a été accueillie par le président de la haute juridiction, le Professeur Dorothé Sossa, en présence de Jean-Baptiste Elias, président du comité de pilotage du processus.
Une mission d’audit stratégique pour renforcer la confiance électorale
L’objectif est clair : garantir la fiabilité, la légalité et la transparence des listes électorales qui serviront à l’organisation du double scrutin présidentiel et législatif prévu pour 2026. « Ce travail vise à consolider la confiance de toutes les parties prenantes dans l’intégrité du processus électoral », a déclaré M. Ngimbi.
L’équipe, composée de :
- un expert démographe
- un expert en biométrie
- un expert en systèmes informatiques
- et un juriste spécialiste du droit électoral,
mènera ses travaux du 8 au 27 juillet 2025, en trois grandes phases :
- Collecte des données (actuellement en cours) ;
- Analyse et évaluation des bases de données électorales ;
- Rédaction d’un rapport final, assorti de recommandations techniques et légales.
Trois grands objectifs techniques de l’audit
L’audit du fichier électoral portera sur :
- La qualité des données collectées et leur conformité aux normes internationales ;
- La sécurité des données personnelles électorales, présentes dans la base de données nationale des personnes physiques ;
- La détection d’éventuelles irrégularités, fraudes ou doublons, pour garantir une liste électorale propre et fiable.
M. Ngimbi a souligné l’importance de protéger les données des électeurs jusqu’au scrutin, appelant à une gestion rigoureuse de la sécurité numérique.
Un rôle central pour la Cour constitutionnelle
Dans sa déclaration, le chef de mission s’est dit rassuré par la réactivité et la disponibilité de la Cour constitutionnelle, qui reste la seule instance habilitée à statuer sur les contentieux électoraux. « Nous avons été heureux de constater que la haute juridiction est pleinement mobilisée pour traiter, avec diligence, toute contestation liée à l’inscription ou à l’affichage des listes », a-t-il précisé.
Une démarche soutenue à l’échelle nationale
Le processus d’audit est issu d’une demande du principal parti d’opposition, Les Démocrates, à laquelle ont adhéré plusieurs acteurs politiques. Le président Patrice Talon a validé cette démarche dans un souci de transparence et de crédibilité du processus électoral.
Une expertise reconnue à l’international
Les membres de l’équipe d’audit ont déjà mené des missions similaires dans plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs. M. Ngimbi s’est dit confiant dans la réussite de l’opération au Bénin, qu’il qualifie de modèle en matière de modernisation de l’état civil.
