Après l’Italie, c’est désormais avec les États-Unis que la France connaît de fortes tensions diplomatiques. Lundi, l’Élysée a convoqué Charles Kushner, ambassadeur américain à Paris, à la suite de déclarations jugées inacceptables. L’intéressé avait publiquement reproché au gouvernement français un manque d’engagement dans la lutte contre l’antisémitisme, des propos considérés par Paris comme une ingérence directe dans ses affaires intérieures.
Le Quai d’Orsay a réagi avec fermeté, rappelant que de telles accusations constituaient une violation du droit international, notamment de la Convention de Vienne de 1961, qui interdit toute immixtion dans la souveraineté d’un État. Cette sortie américaine a été perçue comme une atteinte à la légitimité de la France dans la gestion de ses propres politiques internes.
Cette affaire prend une dimension particulière en raison de la personnalité de Charles Kushner, père de Jared Kushner, ancien conseiller de Donald Trump. Dans une correspondance officielle révélée à la presse, il avait assimilé antisionisme et antisémitisme, ce qui a ravivé les tensions entre Paris et Washington.
Ce nouvel épisode illustre la dégradation progressive des relations de la France avec plusieurs de ses alliés, alors que d’autres dossiers sensibles, notamment l’Ukraine et les différends commerciaux, continuent de peser sur l’équilibre diplomatique. Reste à savoir si cette polémique marquera un simple incident ou le début d’un bras de fer durable entre les deux capitales.
