Des dizaines de morts dans des attaques jihadistes ciblant l’armée et des civils. Le Burkina Faso subit une recrudescence des violences.
L’ex-Premier ministre malien Moussa Mara est incarcéré, accusé d’atteinte à la sûreté de l’État après avoir soutenu des opposants politiques et critiqué la junte.
Au moins cinquante soldats tués dans l’attaque d’une base militaire à Dargo, au Burkina Faso. Une opération attribuée à un groupe jihadiste actif.
Le Niger devient un pays pilote du programme « Football for Schools » de la FIFA, misant sur le sport pour former et unir sa jeunesse.
Choguel Maïga est soupçonné de malversations liées à près de 2 milliards FCFA. La justice malienne ouvre une enquête sur sa gestion à la Primature.
Washington gèle l’octroi de certains visas au Niger, invoquant des préoccupations sécuritaires et un taux élevé de dépassement de séjour.
Aïssata Doussou Dembélé, étudiante burkinabè, a créé Crop Doctor, une appli mobile IA pour détecter précocement les maladies de l’arachide avec 96 % de précision.
Moussa Mara, ex-Premier ministre malien, est auditionné par la justice suite à un message de soutien aux prisonniers d’opinion. Le pôle judiciaire anti-cybercriminalité s’y intéresse de près.
Privées de visas, les basketteuses U19 maliennes, championnes d’Afrique 2024, sont exclues de la Coupe du monde en République tchèque. Bamako dénonce une décision politique.
L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a annoncé la création d’une cour pénale spéciale pour les droits humains basée à Bamako. Cette initiative pourrait bien marquer un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité pour les crimes graves et les violations des droits humains dans une région sahélienne qui fait face à des défis sécuritaires et humanitaires très complexes. Une impunité persistante dans le Sahel Depuis plusieurs années, le Sahel est le théâtre de violences extrêmes, perpétrées par des groupes armés terroristes. Malheureusement, selon de nombreux rapports d’organisations de défense des droits de l’homme, les forces de sécurité étatiques sont aussi parfois impliquées. Ce cycle de violence s’accompagne trop souvent d’une impunité généralisée, ce qui érode la confiance des populations envers les institutions et fragilise davantage la stabilité de ces nations. Des milliers de civils ont été tués, déplacés, et victimes de graves exactions, sans que les responsables ne soient systématiquement traduits en justice. La promesse d’une justice sahélienne C’est dans ce contexte que l’AES, initialement formée pour renforcer la coopération en matière de sécurité et de défense face à la menace jihadiste, étend maintenant son champ d’action à la justice pénale. La création de cette cour pénale sahélienne est présentée comme un mécanisme visant à mettre fin à cette culture de l’impunité. L’objectif est clair : juger les auteurs de crimes graves, qu’il s’agisse d’actes terroristes, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou d’autres violations flagrantes des droits fondamentaux. Cette nouvelle juridiction régionale aspire à combler un vide judiciaire et à offrir aux victimes un accès à la justice qu’elles peinent souvent à trouver au niveau national. En établissant une instance judiciaire dédiée et autonome, l’AES envoie un signal fort : la protection des civils et le respect des droits humains ne sont pas négociables. Les enjeux et défis de cette nouvelle cour Si l’annonce de cette cour est saluée par certains comme un pas crucial, sa mise en œuvre sera confrontée à des défis majeurs : L’impunité, un fléau à éradiquer L’initiative de l’AES de créer une cour pénale sahélienne reflète une prise de conscience de l’urgence de s’attaquer à l’impunité, qui nourrit les cycles de violence et sape les efforts de stabilisation. En affirmant que « l’impunité ne sera plus tolérée« , l’Alliance des États du Sahel se dote d’un outil potentiellement puissant pour renforcer l’état de droit et promouvoir la justice dans une région qui en a cruellement besoin. Le chemin sera long et semé d’embûches, mais la création de cette cour est un pas significatif vers un Sahel où la violation des droits humains ne restera plus impunie. Que pensez-vous des chances de succès de cette nouvelle cour pénale sahélienne face aux défis sécuritaires et politiques de la région ?
Les ministres du genre du Mali, du Burkina Faso et du Niger se réunissent à Niamey pour harmoniser les lois sur les droits des femmes et définir une feuille de route commune pour lutter contre les mariages précoces, promouvoir l’éducation des filles et faire respecter les quotas de représentation.
