Santé – Une étude récente publiée dans Science relance le débat sur le lien entre consommation d’acide linoléique (oméga-6) et risque accru de cancer du sein triple négatif. Le point avec le Dr Philippe Pouillart, spécialiste en nutrition et cancérologie.
Le constat : l’alimentation, facteur clé de prévention
« Oui, l’alimentation influence vraiment le risque de cancer du sein », affirme le Dr Pouillart. Le cancer étant multifactoriel, l’alimentation représente un levier majeur sur lequel nous pouvons agir directement.
Les recommandations officielles :
· Limiter les graisses saturées
· Consommer plus de fibres, fruits et légumes
· Réduire l’alcool et les produits ultra-transformés
L’alerte : l’excès d’oméga-6 en cause
L’étude de mars 2025 pointe un risque accru de cancer du sein triple négatif lié à :
· Consommation élevée d’acide linoléique (oméga-6)
· Déséquilibre du ratio oméga-6/oméga-3
· Inflammation chronique favorisant le développement cancéreux
L’équilibre à trouver entre les acides gras
Oméga-3 (colza, noix, poissons gras) : alliés anti-inflammatoires
Oméga-9(olive, avocat) : bénéfiques pour la santé cardiovasculaire
Oméga-6(tournesol, maïs, soja) : nécessaires, mais à consommer avec modération
Les conseils pratiques pour cuisiner en sécurité
Pour la cuisson :
· Privilégier l’huile d’olive ou d’arachide (stables à la chaleur)
· Éviter de faire fumer l’huile
· Ne jamais réutiliser une huile de friture
Pour l’assaisonnement :
· Utiliser les huiles fragiles (colza, noix, lin) à froid
· Varier les huiles régulièrement
La prévention globale reste essentielle
Le Dr Pouillart rappelle que la prévention du cancer du sein repose sur plusieurs piliers :
· Alimentation équilibrée
· Activité physique régulière
· Dépistage (mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans)
· Limitation de l’alcool et du tabac
