Au Cameroun, la production de cacao est sérieusement menacée par la progression de la pourriture brune des cabosses, en particulier dans la région du Sud-Ouest, l’une des principales zones productrices du pays. Cette maladie détruit les cabosses du cacaoyer et compromet la qualité des récoltes.
La propagation rapide de cette pathologie est favorisée par les conditions d’humidité élevée, elles-mêmes accentuées par des pluies intenses qui s’abattent sur la région depuis plusieurs semaines. Par ailleurs, la présence importante de produits agrochimiques contrefaits sur le marché complique davantage la lutte contre cette maladie, rendant le contrôle du fléau particulièrement ardu. À ce jour, aucun traitement réellement efficace n’a été identifié pour venir à bout de la pourriture brune.
Le Cameroun figure parmi les cinq premiers producteurs mondiaux de cacao. Selon l’Institut National de la Statistique, en 2020, le cacao représentait 12% des exportations nationales et contribuait pour 8,2% au produit intérieur brut agricole. Face aux enjeux actuels, le pays s’est fixé comme objectif d’atteindre une production de 1,2 million de tonnes d’ici 2030, ce qui représenterait environ 6% du marché mondial.
La maîtrise de la pourriture brune apparaît ainsi comme un défi majeur pour garantir la pérennité et la compétitivité d’une filière essentielle à l’économie camerounaise. Les autorités et acteurs du secteur sont donc engagés dans la recherche de solutions durables pour protéger les plantations et assurer un avenir stable à cette culture stratégique.
