Le président de la transition burkinabé, Ibrahim Traoré, a lancé un appel ferme aux Africains à « tourner le dos aux médias impérialistes », accusant ces derniers de déformer la réalité du continent et de servir des intérêts étrangers.
Un appel à la rupture médiatique
Lors d’une intervention récente, le chef de la transition burkinabè a pris position :
· Dénonciation des médias internationaux qualifiés d’« impérialistes »
· Appel à la résiliation des abonnements et participations financières
· Demande aux institutions publiques et entreprises d’État de se désengager
Des actes concrets au Burkina Faso
Cette position s’accompagne de mesures déjà appliquées :
· Suspension de la diffusion de RFI et France 24
· Accusations de relayer des informations « biaisées »
· Orientation des ressources vers les médias locaux et régionaux
Un contexte historique de défiance
La méfiance africaine s’appuie sur des précédents historiques :
· Guerre en Irak (2003) : médias accusés d’avoir relayé sans vérification les fausses preuves d’armes de destruction massive
· Crise libyenne (2011) : couverture médiatique ayant facilité l’intervention militaire internationale
· Narratifs perçus comme favorables aux interventions occidentales
Une vision souverainiste de l’information
Traoré défend une approche alternative :
· Soutien aux organes de presse locaux et régionaux
· Affirmation de la souveraineté informationnelle
· Diversification des sources médiatiques africaines
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