À quelques mois du scrutin présidentiel prévu en avril 2026, l’ancien chef de l’État béninois Boni Yayi a officialisé, jeudi 11 septembre, sa décision de ne pas participer à la compétition électorale. L’annonce marque un tournant pour la scène politique nationale, où son retour était évoqué depuis plusieurs mois.
L’ancien président a lancé un appel à la classe politique, l’invitant au dialogue et à la consolidation de la démocratie. Dans son adresse à ses « compatriotes », il a affirmé qu’il ne briguerait plus aucun mandat, tout en se disant prêt à continuer à servir la République. Selon lui, l’objectif est de préserver un climat de paix, de stabilité et de prospérité pour le Bénin.
Boni Yayi a également exprimé sa gratitude aux Béninois pour la confiance accordée durant ses dix années passées à la tête du pays. Il a salué la résilience des institutions et s’est félicité de constater que la démocratie continue de s’affirmer, signe, selon lui, d’une stabilité constitutionnelle précieuse.
Dans le camp de son parti, Les Démocrates, l’heure est désormais à la réflexion. Une concertation est prévue dans les prochains jours afin de désigner le candidat qui portera leurs couleurs face au représentant du pouvoir. Ce dernier n’est autre que le ministre d’État Romuald Wadagni, pressenti pour défendre la majorité présidentielle, malgré des accusations de conflit d’intérêts qui suscitent déjà des controverses.
La renonciation de Boni Yayi redistribue ainsi les cartes de la prochaine présidentielle, laissant place à de nouvelles stratégies politiques et à des enjeux renouvelés pour l’opposition comme pour le pouvoir en place.
