Au Bénin, les autorités ont interdit la circulation anarchique des véhicules à bras tels que les brouettes, pousse-pousse ou charrettes. La police républicaine, instruite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Alassane Séidou, est chargée du retrait systématique de ces engins des grandes artères et trottoirs des routes asphaltées.
Dans un communiqué publié le 19 août 2025, les autorités expliquent que cette décision s’inscrit dans la volonté de moderniser les infrastructures routières et de renforcer la sécurité publique. La police précise que, bien qu’elle rompe avec certaines habitudes, cette mesure vise avant tout à améliorer la qualité de vie des citoyens.
Ces véhicules posent en effet des problèmes multiples. Sur le plan de la sécurité routière, leur circulation non réglementée et leur équipement rudimentaire accroissent les risques d’accidents, en particulier sur les axes à fort trafic. Piétons et cyclistes en sont les principales victimes potentielles. La police souligne également que leur présence désordonnée ralentit la circulation, génère des embouteillages et compromet l’efficacité des transports publics et privés.
À cela s’ajoutent des enjeux liés à l’hygiène. Certains véhicules à bras servent au transport de marchandises ou de déchets, contribuant à la dégradation de la salubrité des espaces publics.
La police a déjà entamé le retrait des engins concernés et invite la population à soutenir cette initiative. Elle appelle chaque citoyen à comprendre la portée de la mesure, présentée comme essentielle pour garantir un cadre de vie plus sûr, plus propre et plus harmonieux.
