Cotonou, 28 juillet 2025 – À quelques mois des élections générales prévues en 2026, le président du parti MOELE-Bénin, Jacques Ayadji, s’est exprimé publiquement sur les incertitudes qui entourent ces échéances politiques majeures. Lors de la cérémonie d’ouverture des festivités marquant les sept ans de son parti, le responsable politique a partagé les deux raisons qui limitent, selon lui, son optimisme.
« Pour être honnête, mon assurance n’est pas totale », a déclaré Jacques Ayadji devant ses partisans rassemblés à Cotonou, dimanche 27 juillet. Et pour cause : deux préoccupations majeures planent à l’horizon, malgré un engagement affiché à poursuivre la marche démocratique du pays.
Des textes électoraux encore contestés
La première source d’inquiétude évoquée par Ayadji concerne les polémiques persistantes autour du code électoral. Depuis sa révision en mars 2024, plusieurs dispositions du texte, notamment l’article 146 nouveau, sont vivement critiquées par l’opposition politique et une partie de la société civile.
Ce nouvel article impose qu’une liste électorale doit obtenir au moins 20 % des suffrages exprimés dans chaque circonscription pour être éligible à un siège, à moins de faire partie d’une coalition parlementaire ayant obtenu au moins 10 % au niveau national. Une exigence que certains estiment injustement restrictive et peu favorable à l’émergence d’une diversité politique équilibrée.

Des tensions même dans la majorité présidentielle
La seconde raison du scepticisme de Jacques Ayadji réside dans ce qu’il qualifie d’« appréhensions partagées », y compris au sein de la mouvance présidentielle dont fait partie son parti. Ces inquiétudes internes témoignent, selon lui, d’un climat politique encore fragile à quelques mois des scrutins.
Pour autant, Jacques Ayadji n’entend pas céder au pessimisme. Il affirme garder foi en la résilience du peuple béninois. « Mon espoir est réel au regard du génie béninois qui a toujours su éclore même dans les moments les plus difficiles », a-t-il conclu, en appelant à la paix et à la responsabilité collective dans la préparation des prochaines élections.
Les mois à venir s’annoncent donc décisifs pour l’avenir démocratique du Bénin, avec en toile de fond la nécessité d’un consensus autour des règles du jeu électoral.
