Assata Shakur, marraine de Tupac et figure de la lutte noire, s’est éteinte à Cuba à 78 ans.

Assata Shakur, figure de la lutte noire et marraine du rappeur Tupac Shakur, est décédée à La Havane le 25 septembre 2025 à l’âge de 78 ans. L’ancienne militante du Black Liberation Army, réfugiée à Cuba depuis plus de quarante ans, emporte avec elle une histoire marquée par l’activisme radical, la fuite spectaculaire et un exil devenu symbole.

Née Joanne Chesimard à New York en 1947, elle avait rejoint les Black Panthers puis le Black Liberation Army au début des années 1970, période de fortes tensions raciales aux États-Unis. Condamnée en 1977 pour le meurtre d’un policier lors d’un échange de tirs sur le New Jersey Turnpike, elle avait toujours contesté l’équité de son procès. Deux ans plus tard, avec l’aide de militants armés, elle s’était évadée de prison avant de trouver asile à Cuba, qui lui avait accordé protection politique malgré les demandes répétées d’extradition formulées par Washington.

Durant son exil, Shakur est devenue une figure de référence pour une partie des mouvements militants afro-américains. Elle figurait depuis des décennies sur la liste des fugitifs les plus recherchés du FBI, qui avait fixé une prime d’un million de dollars pour sa capture. Sa mort, confirmée par sa fille et les autorités cubaines, met fin à une trajectoire qui a nourri autant d’hommages que de polémiques.

L’héritage de Shakur est aussi culturel. Elle était la marraine et tante par alliance du rappeur Tupac Shakur, assassiné en 1996, ce qui a contribué à maintenir son nom dans la mémoire collective et à relier son combat politique aux expressions artistiques et culturelles contemporaines. Plusieurs artistes et militants voient en elle le symbole d’un pont entre les luttes des années 1970 et la culture urbaine qui a marqué les décennies suivantes.

L’annonce de son décès relance les débats sur son héritage et sur les tensions persistantes entre Washington et La Havane. Pour ses partisans, elle incarne la résistance face aux injustices raciales. Pour ses détracteurs, elle reste une criminelle en fuite. Son histoire demeure un repère dans l’histoire des mouvements noirs américains et un sujet de réflexion sur la mémoire, la justice et l’exil.

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