Cette infrastructure stratégique de Sonatrach, dotée d’une centrale électrique et d’un réseau de 355 km de canalisations, marque une étape clé pour la sécurité énergétique et les exportations algériennes.
Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a procédé, mercredi 20 août, à l’inauguration d’un important complexe de traitement du gaz sur le champ d’Aïn Tsila, dans la wilaya d’Illizi. Portée par le groupe Sonatrach, cette nouvelle infrastructure vient renforcer les capacités nationales de production et la sécurité énergétique du pays, rapporte Algérie Eco.
Une infrastructure de pointe dans le sud algérien
Implanté dans le bassin d’Illizi, le complexe comprend deux chaînes de traitement totalisant une capacité de 12 millions de m³ de gaz par jour, ainsi que la production de 1 800 tonnes/jour de condensats et 1 600 tonnes/jour de GPL. L’installation est dotée d’une centrale électrique de 125 MW et d’un réseau de 355 km de canalisations.
La mise en service a eu lieu en présence du PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi, lors d’une visite d’inspection dans la région de Tin Fouyé Tabankort (TFT).
Modernisation et amélioration des conditions de travail
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification des sources d’approvisionnement énergétique et de modernisation des infrastructures. Pour accompagner cette dynamique, une base d’hébergement de 220 places, réalisée par l’Entreprise nationale de génie civil et bâtiment (filiale de Sonatrach), a également été inaugurée afin d’améliorer les conditions de vie et de travail du personnel sur site.
Un levier pour la sécurité énergétique et les exportations
La délégation, composée de responsables de Sonatrach et de représentants syndicaux du secteur, a visité la direction régionale de TFT, où une présentation a détaillé les méthodes d’exploitation et les perspectives d’accroissement de la production.
Dans un contexte de forte demande mondiale en gaz, l’Algérie mise sur ce type d’infrastructures pour consolider sa sécurité énergétique interne et renforcer ses capacités d’exportation.
Le complexe d’Aïn Tsila s’impose ainsi comme un maillon essentiel de la feuille de route énergétique nationale, confirmant la volonté du pays de valoriser ses ressources et d’accroître sa compétitivité sur le marché international des hydrocarbures.
