Un nouveau séisme a frappé l’Afghanistan mardi soir, deux jours seulement après la secousse de magnitude 6 enregistrée dans la nuit de dimanche à lundi. Ces nouvelles vibrations du sol réduisent considérablement les espoirs de retrouver des survivants sous les décombres.
Les autorités talibanes ont fait état de 1 411 morts et 3 125 blessés dans la province de Kounar, l’une des zones les plus touchées. Les provinces voisines de Laghman et Nangarhar ont également été affectées, et des habitants demeuraient encore piégés sous les ruines mercredi matin.
La catastrophe survient dans un contexte où l’Afghanistan, dont le régime taliban n’est reconnu officiellement que par Moscou, fait face à une réduction drastique de l’aide humanitaire internationale. Les Nations Unies ont lancé un appel aux dons pour renforcer la réponse d’urgence et ont débloqué cinq millions de dollars à partir de leur fonds mondial d’intervention rapide.
« Nous soutenons déjà la réponse en déployant des articles essentiels dans les zones accessibles. Nos collègues de l’UNHCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, distribuent notamment des tentes, des couvertures et des lampes solaires », a précisé Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.
Les ONG présentes sur le terrain, elles aussi fragilisées par les coupes budgétaires, affirment manquer de trois millions de dollars pour mettre en œuvre leur plan d’assistance d’urgence. Elles redoutent que le manque de ressources ne retarde davantage les secours destinés aux sinistrés.
