Un scandale inédit secoue l’aviation civile européenne. Un homme employé comme commandant de bord par la compagnie lituanienne Avion Express a été suspendu après la découverte qu’il ne possédait aucune des qualifications requises pour piloter un avion de ligne. Selon les informations relayées notamment par Sud Ouest, le faux pilote a réussi à intégrer la compagnie en présentant de faux documents, de fausses attestations de formation et des références manipulées.
Grâce à ce dossier frauduleux, il a pu prendre les commandes de plusieurs Airbus A320 dans différents pays européens, avant que des incohérences n’éveillent les soupçons. Dès les premiers doutes, Avion Express a immédiatement ouvert une enquête interne et suspendu l’individu. L’entreprise indique collaborer étroitement avec les autorités aéronautiques pour comprendre comment une telle fraude a pu échapper aux procédures de vérification habituelles.
Une carrière bâtie sur des documents falsifiés
Les premières investigations révèlent que l’homme avait auparavant travaillé comme copilote pour Garuda Indonesia, sans jamais obtenir les certifications nécessaires pour devenir commandant de bord. Ce passé partiellement dissimulé lui a permis de présenter un profil professionnel falsifié suffisamment crédible pour franchir les étapes de recrutement d’Avion Express.
En modifiant sa fiche d’expérience et en produisant des attestations de formation contrefaites, il aurait réussi à tromper les contrôles administratifs, pourtant stricts dans le secteur aérien international.
Des failles dans les procédures de recrutement aérien
Cette affaire remet en question la rigueur des mécanismes de vérification au sein de l’aviation civile, notamment pour les compagnies opérant dans plusieurs régions du monde. Selon plusieurs experts, cet incident prouve la nécessité de renforcer les contrôles de licences, d’antécédents professionnels et de certifications, surtout lorsque les pilotes sont recrutés hors de l’Union européenne.
Les autorités européennes de l’aviation civile devraient désormais analyser en détail les étapes ayant permis à ce faux pilote d’accéder à un poste aussi sensible. L’enquête, toujours en cours, devra déterminer si d’autres manquements existent dans les procédures de validation des compétences aéronautiques.
